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Les cultures africaines en fête à Cajarc (France)

C’est parti depuis jeudi 18 juillet pour la 21 ème édition du Festival Africajarc !  Ce festival figure parmi les plus importants en France qui mettent à l’honneur la culture africaine dans toute sa diversité et sa pluralité. Artisanat, arts plastiques, cinéma, conte, littérature, musique, conférences, stages, marché … les disciplines se côtoient pour le plaisir des festivaliers.

Selon  Eric d’ISARN de Villefort, co-président, « Africajarc est un vecteur des paroles des Afriques qui se tient depuis 20 ans à travers une programmation pluridisciplinaire riche ». “Le festival promeut la tolérance, l’esprit d’ouverture et le bien-vivre ensemble tout en favorisant la découverte sous le prisme des Afriques”,  a-t-il ajouté.

En effet depuis 20 ans, le public est toujours présent, un public fidèle, mixte, métissé et de toutes les générations.

Africajarc, c’est aussi le Cinéma.

Ce 18 juillet 2019 notamment a commencé très tôt le matin, la projection des courts métrages. Au nombre de 9, ces films recevront une distinction le dimanche 20 Juillet 2019. Pour la circonstance, deux jurys de 5 membres chacun ont été constitués pour désigner les films méritants. Ces professionnels qui ont des expériences conséquentes dans le domaine du cinéma sont constitués de réalisateurs, de journalistes critiques, d’écrivains de plusieurs nationalités (Algériens, Haïtiens, Belges, Congolais et Burundais).

Selon Rabah Slimani, réalisateur Algérien, membre du jury, les critères d’appréciation seront notamment la pertinence du sujet, le traitement, le scénario et le jeu d’acteur. Il espère dit-il “être séduit par un des films qui se détachera du groupe.”

Rabah Slimani, réalisateur Algérien

Le second jury qui est essentiellement composé de jeunes donnera son verdict également le dimanche sur les mêmes films. Ils sont également 5 membres francophones et anglophones.

Après le 7ème art, cap sur le village des associations, un lieu de rencontre de différentes structures humanitaires œuvrant pour le développement d’un secteur particulier en Afrique. Ces associations sont un lien entre l’Afrique et la France étant donné que l’objectif du festival est d’offrir aux associations une opportunité majeure pour se faire connaitre du public, d’exposer leurs projets et leurs produits.

C’est dans ce cadre que nous avons rencontré Jean Marc et Anne Marie Bruel, le couple fondateur de l’association ZOODO. (ZOODO qui signifie amitié en langue Mooré). L’association ZOODO, fruit d’une amitié née en 1984 entre cette famille française et un Burkinabè, soutient des familles au Burkina Faso. A ce jour, grâce à la vente de des produits artisanaux et aux généreux donateurs, ZOODO officielle, créée en 2003, a permis la réalisation de 10 centres d’alphabétisation des femmes, des ateliers de fabrication de savon, des parrainages d’enfants à Ouagadougou, Fada N’Gourma, Bobo Dioulasso et Koupela,

L’association “l’autan et l’Harmattan” dont l’objectif est de favoriser les échanges de savoir-faire dans le domaine de l’artisanat entre les deux continents y était également représentée. Au nombre des réalisations, des salles de classes, l’électrification d’écoles, la construction de latrines, les réalisations de projets exprimés par les populations burkinabè et des parrainages d’enfants burkinabè. L’association dispose également d’un Centre d’appui pré-scolaire à Ouagadougou et dans la province du Passoré. Elle scolarise des enfants de 5-6 ans et les parraine jusqu’au CM2.

Stand de l’Association “Autan et l’Harmattan”

Pour ce festival, l’Autan et l’Harmattan ont réussi à faire venir au festival 5 burkinabés pour vendre les produits artisanaux. Par contre, certains n’ont pu faire le déplacement au festival pour refus de visa. Leurs produits ont néanmoins été vendus sur place par l’association.

Le Festival, c’est également des expositions d’arts plastiques, des conférences, des concerts, le marché aux couleurs d’Afrique, des contes, une opportunité pour satisfaire tous les gouts.

Paule Arlette HIEN épouse BROSSARD

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