Véritable capitaine de plateau cinéma, Ildevert MEDAH s’impose dans ce nouveau projet d’abdoulaye DAO comme un véritable MAESTRO pour ses partenaires de jeu. Chargé d’encadrer les comédiens
du film “La dérive des Bozos”, il met son expérience au service d’une interprétation.
Dans l’entretien qu’il nous a accordé début septembre 2026 à Boromo, Ildevert MEDA se dit honoré d’apporter sa contribution et surtout de faire partie de cette grande équipe créative.
Ildevert MEDA: Nous sommes à Boromo dans le cadre du film de Monsieur Abdoulaye Dao pour son projet La Dérive des Bozos, tiré de l’œuvre de Jacques Prévost Bazié et adaptée par Guy Désiré YAMEOGO.
Il faut dire d’abord que je suis très honoré de faire partie de cette grande équipe créative. J’ai été contacté pour la préparation des comédiens afin qu’on s’approche bien des personnages et des situations.
Cette approche est nécessaire afin qu’on ait une compréhension commune de l’histoire et qu’on s’apprête tout simplement à l’interpréter. Je suis aussi sollicité pour coacher, accompagner les acteurs, les aider à mieux entrer dans la peau de leurs personnages et à s’approprier l’histoire.
Il faut dire d’abord que l’adaptateur, celui qui a écrit le scénario, a fait un travail magnifique qui rend cette histoire intemporelle. Mais en même temps, elle nous dit des choses qui sont utiles pour demain. Il faut donc saluer cette belle adaptation de Guy Désiré YAMEOGO.
ArtBF : Alors dans ce contexte, comment s’y prendre dans l’encadrement ? Préférez-vous que les acteurs respectent le script à la lettre en audition ou privilégiez-vous leur capacité d’improvisation ?
Ildevert MEDA: Tout se prépare. Souvent, il faut même préparer l’improvisation car la meilleure improvisation est celle qui a été préparée. C’est cela justement l’importance de ce travail préalable avant le tournage. Ils ont été plongés dans cette situation, ils ont tous essayé leurs personnages, ça donne de l’espace, ça donne la liberté et ce n’est pas trop rigide, on n’est pas enfermé dans le texte. On laisse la place à la vie, à la réalité, aux choses que les acteurs eux-mêmes sentent. Donc ce n’est pas quelque chose de fermé.
ArtBF : Le tournage a commencé il y a quelques jours. En tant qu’expert, quel est le niveau de difficulté que vous éprouvez entre la scène théâtrale et le cinéma ?
Ildevert MEDA: Nous sommes dans des lieux créatifs, que ce soit au théâtre ou au cinéma, Mais pour ce qui est de mon rôle dans ce tournage, c’est comment vraiment aider le comédien pour qu’il ressente bien l’émotion qu’il faut faire ressortir. Qu’est-ce qu’il faut lui dire pour qu’il se sente bien dans la situation.
Conseils aux comédiens
Ildevert MEDA: C’est de manipuler leurs ressources créatrices; c’est là que se joue toute la question. Les ressources créatrices, c’est tout ce qui concerne la mémoire affective, la mémoire sensorielle, l’imagination, mais aussi la possibilité d’écoute en situation de jeu. Mais ce n’est jamais gagné d’avance.
Artistesbf
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