Littérature : Décryptage du nouveau roman d’Abraham ABASSAGUE

Littérature : Décryptage du nouveau roman d’Abraham ABASSAGUE

Le 13 avril 2026, le CENASA accueillait la cérémonie de dédicace du roman du directeur général du CENASA. Si ses deux premières œuvres “TIEBELE” en 2020 et “Abadjé” en 2024 peuvent passer inaperçues, la troisième, quant à elle, choque par son titre : “Le dernier Sacrificateur”, un titre qui sonne plus biblique que romanesque.

A travers cet entretien, Abraham ABASSAGUE l’auteur du livre nous décrypte  le message caché de ce titre très fanfaresque et les raisons pour ce choix.



Abraham Ouesséna ABASSAGUE (A.O.A) : Le temps que j’accorde à ma famille est sacré. La preuve, est que le roman “Le Dernier SACRIFICATEUR” dont vous parlez est beaucoup inspiré de ma propre famille. Je l’ai fait pour réussir à transmettre l’émotion. Pour toucher le lecteur, il faut que l’émotion soit réelle, il faut pouvoir la traduire et la transmettre comme on la ressens soi-même avec les mots justes . Il faut enrichir l’écrit en le rendant très vraisemblable.

ArtBF : Le titre de votre roman “Le Dernier SACRIFICATEUR” a une consonance biblique. Pourquoi ce choix ?
A.O.A : La résonance a été faite à dessein. Il faut savoir que l’écrivain convoque très souvent plusieurs réalités, sphères et plusieurs symboles pour les mettre en relation en laissant une part au lecteur de s ‘en approprier et faire sa propre opinion.



C’est d’ailleurs l’interprétation ou la conclusion même de l’œuvre qui dit que “la recherche de la richesse, du bien-être du pouvoir qui a été amené à sa sublimation par le dernier sacrificateur dont on connaît dans la Bible (Jésus Christ ndlr) est présenté à l’envers dans le cas précis de notre roman avec le sacrificateur dont nous parlons parce que lui, il vous amène à acquérir du bien même si pour cela, il faut marcher sur des corps.

C’est un peu des conflits d’interprétation que nous mettons en jeu et nous laissons le lecteur lui-même se faire son interprétation.
SNC : son histoire, son format actuel et son impact sur la culture burkinabè et d’ailleurs.

ArtistesBF

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