À l’occasion de la célébration, ce 26 juillet 2026 du troisième anniversaire du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani, chef de l’État du Niger, a dressé un bilan de trois années d’exercice. Il s’est aussi exprimé sur l’une des questions la plus attendues du moment, la question de l’ouverture de la frontière entre son pays et le Niger.
Avec la visite du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni en début juin 2026 au Niger, un dégel des relations entre les deux pays a été constaté. La visite d’amitié de Romuald Wadagni avait visiblement décrispé l’atmosphère entre les deux Etats et augurer d’une réouverture possible de leur frontière commune.
En effet, la fermeture de la frontière depuis des années n’a pas été sans séquelles ou impcts négatifs sur les populations des deux pays respectifs. C’est pourquoi, il faut bien y réfléchir avant d’envisager toute solution d’ouverture afin que les populations ne vivent plus ces difficultés entre deux pays frères. Et pour le chef d’État nigérien, il y a des préalables. “Il y a des plaies qu’il va falloir panser et correctement soigner avant de prendre la décision irréversible de l’ouverture de la frontière », a-t-il laissé entendre au cours d’un entretien à la télévision nigérienne.
Selon le président nigérien, il faut faire en sorte que la réouverture de la frontière se fasse de manière à ce qu’« aucun président béninois ou nigérien ne décide un jour et de son propre chef de (re)fermer la frontière.
En rappel, Niamey avait déjà posé des conditions préalables à la réouverture de sa frontière avec le Bénin, lors à Cotonou d’une première rencontre entre le ministre nigérien de l’Intérieur, le général Mohamed Toumba, et le comité d’experts en charge du dossier. On se rappelle aussi que Niamey avait exigé « la signature d’un accord de défense » et celle « d’un accord de sécurité qui pose le principe intangible de la non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre ».
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