Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) est un évènement phare pour le 7e art africain. A l’approche de sa 29e édition, des étudiants en cinéma à l’Institut Supérieur de l’Image et de Son de Ouagadougou (ISIS) expriment leurs attentes et leurs aspirations qui, s’il sont comblées pourraient impacter positivement leur future carrière dans l’industrie cinématographique. Cet évènement représente non seulement une plateforme de visibilité, mais aussi une opportunité unique de tisser des relations professionnelles et de valorisé le talent local.
Pour de nombreux étudiants, cette biennale constitut un véritable tremplin vers le monde professionnel. Ils espèrent donc en tirer profit pour établir des contacts précieux avec des professionnels du cinéma tant africains qu’internationaux. C’est le cas de Moumouni KABORE. Étudiant en première année à l’ISIS qui selon lui, partait au FESPACO juste pour suivre des films.
“ Actuellement on est très excité et presser de voir le jour. Je souhaiterais avoir de bonnes relations et apprendre de ce que nos devanciers ont fait comme œuvres. Avant on venait au FESPACO juste pour suivre des films on ne connaissait pas trop son importance ; mais maintenant qu’on est dans une école de cinéma, on prend part en tant qu’acteur du cinéma”, a-t-il soutenu.

MUKALA KITWA est originaire de la république du Togo et étudiant en première année à l’ISIS. Tout comme son prédécesseur, il attend impatiemment cette fête à laquelle il compte prendre part pour la première fois. “ C’est mon tout premier FESPACO, donc je m’attends à voir des films extraordinaires venant de réalisateurs extraordinaires africains. Étant donné que je me suis lancé dans le domaine du cinéma, j’aimerais faire de rencontres avec les acteurs du domaine et pourquoi pas rencontrer tout le monde”, a-t-il martelé.

Mireille Boama OUOBA s’est inscrite en réalisation. Elle apprécie l’organisation de cette édition ainsi que la sélection des films. Elle aimerait aussi nouer des relations à cette occasion. “ Mes attentes pour le FESPACO, c’est de me faire beaucoup de contactes, rencontrer des professionnels du cinéma et rencontrer d’autres étudiants, chercher à avoir leur vision du cinéma dans leurs pays et, reconcentrer des producteurs surtout. C’est l’occasion également d’aller suivre des films. J’apprécie vraiment la sélection qui a été faite et on espère avoir le trophée cette année. J’apprécie également l’organisation de cette édition, parce qu’ils ont pensé à nous les étudiants cette année en nous permettant de nous inscrire gratuitement pour avoir accès au FESPACO librement. Les éditions antérieures, ce n’était pas si évident pourtant, nous sommes l’avenir du cinéma ; si nous n’avons pas accès facilement ce n’est pas bon”, a-t-elle indiqué.

Outre le Networking, les étudiants expriment également un désir ardent de voir une valorisation accrue des acteurs locaux du cinéma burkinabè.
Abdoulaye Tako NOMBRE est un comédien burkinabè et étudiant en réalisation à l’ISIS. Pour le FESPACO 2025 , il souligne l’importance de la mise en lumière des talents locaux. “ Ah comme vous le savez, le FESPACO est un évènement prestigieux. J’aimerais qu’il soit une tribune de valorisation de nos valeurs nationales. Je souhaiterais également voir nos doyens, nos devanciers être valorisés. C’est vrai que c’est un évènement africain, mais j’aimerais vraiment voir les acteurs du cinéma burkinabè valorisés”, a-t- il souhaité.

A sa suite, c’est Abdoul Rahim PAFADNAM, étudiant en imagerie à l’ISIS qui, en plus de son désir de voir les productions burkinabè valorisées, suggère que l’accès soit facile pour tout le monde. “Pour moi, je pense que le FESPACO est une occasion de faire connaitre nos talents au niveau international. Donc, j’aimerais voir nos films être valorisés. Aussi, j’aimerais qu’ils facilitent l’accès, parce que souvent les moyens financiers empêchent les personnes très modestes de participer à cet évènement”, a-t-il laissé entendre.

En plus des étudiants, nous avons rencontré monsieur Issa Traoré, réalisateur et enseignant à l’ISIS dont les attentes pour ce FESPACO 2025 sont énormes. “ Déjà le FESPACO est un lieu de rencontres avec les cinéastes du continent que nous n’avons pas l’occasion de voir à tout moment mais que nous rencontrerons à ces occasions pour discuter du cinéma. C’est également l’occasion de voir beaucoup de films, pour nous enrichir dans notre travail. En tant que réalisateur, je pourrai rencontrer des producteurs pour proposer mon scénario futur, et profiter mettre mes films au marché international du cinéma (le MICA), qui pourraient intéresser des distributeurs”, a indiqué monsieur TRAORE.
Propos recueillis par Lucienne Kaboré









