Sitho 2024 : Le foyer de la gastronomie de l’AES

Sitho 2024 : Le foyer de la gastronomie de l’AES

Le SITHO qui s’est ouvert le jeudi 28 novembre et se poursuit jusqu’au dimanche 1er décembre 2024, innove  par  le foyer de la gastronomie de l’AES. C’est un  espace de dégustation de mets des communautés Burkinabè, Maliennes et nigériennes.  

Dans cet espace, le visiteur peut y trouver des mets locaux des trois pays de l’AES. La grillade,  du couscous au bissap blanc en passant par le fonio à la sauce tomate, la bouillie de petit mil à l’arachide, du babenda et les croquettes aux chenilles sont entre autres les plats que les visiteurs ont eu à savourer le samedi 30 novembre 2024 dans cet espace  gastronomique de l’AES dont la vocation est de promouvoir  l’art culinaire des cuisiniers de l’AES .

Selon Benjamin Kiswendsida Compaoré, président de l’association des chefs cuisiniers du Burkina, chargé d’organiser le foyer de la gastronomie, il s’agit d’un brassage culturel en termes de cuisine dont l’objectif est de mettre en exergue les savoir-faire et les talents culinaires des communautés membres de l’alliance des États du Sahel. L’initiative dira monsieur Compaoré, est née lors du carrefour international de la gastronomie du Faso où plusieurs communautés locales et étrangères avaient émerveillé les participants avec les mets de leurs terroirs.

Benjaman Compaoré

Pour la réussite de l’évènement, des cuisiniers se sont déplacés du Mali et du Niger pour rejoindre ceux du Burkina Faso. C’est le cas de Mahaman Mahaman, bouché nigérien venu spécialement du Niger  pour la circonstance. “ Nous avons fait venir Mahaman, Mahaman un bouché nigérien qui a l’amour de son travail et qui sait bien faire les grillades. Les moutons sont venus du Niger aussi.  C’est la viande de moutons communément appelé Balibali de la race nigérienne bien gras”, a fait savoir Al Moustapha Saïdou Assane, secrétaire général du Haut Conseil des nigériens de l’extérieur au Burkina Faso.

Mahaman Mahaman du Niger

De son côté, Madame Aliza avec une autre équipe servaient les mets locaux nigériens. “Nous avons du Malcou (soupe de têtes de moutons préparé avec un peu de patte d’arachides), du couscous de riz au bissap blanc, du couscous au moringa accompagné avec des oignons sautés, des galettes nigériennes composées de la poudre du petit mil et de la poudre du palme double et du dessert”, a indiqué madame Aliza.

La Malienne Binta Diallo et son équipe quant à elles offraient à déguster les mets maliens. “ Nous avons la bouillie composée de la poudre de petit mil, de la poudre d’arachides et du lait. Il y a également du fonio accompagné de la sauce tomate et des jus naturels tels que le bissap et le gingembre”, a-t-elle laissé entendre.

Juste à droite des maliens, sont installés chef Sourou et son équipe qui servaient les plats burkinabè. “ Ici, vous pouvez goûter au riz soumbala accompagné de la viande de poulet bicyclette, au Babenda, au gonré, et des amuses bouches comme les coquettes de chenilles, le sablé de chenilles et du pain de soja”, a décrit chef Sourou. En plus de ces mets, il y a les brochettes à la marinade de cocktail que propose Moussa Compaoré.

Des mets appréciés par les participants.

“j’ai dégusté aux mets nigériens comme le couscous au moringa, la soupe de têtes de mouton, des galettes et la grillade nigérienne que je trouve vraiment très délicieux. Pour moi, i n’y a pas une grande différence avec les mêmes plats cuisinés au Burkina ici. Ce sont les saveurs seulement qui diffèrent”. Augustin Badolo, agent du ministère en charge de la culture en formation à l’ENAM

“Les plats que j’ai eu à goûter sont tous magnifiques. C’est à peu près la même chose avec ce que nous avons ici. J’ai beaucoup aimé” madame Traoré, agent à la direction générale du tourisme.

“Waouh ! C’est excellant, les goûts sont très très agréables. Vraiment, j’ai beaucoup aimé”, Aminata Ouédraogo, guide nationale du tourisme Burkinabè.

Lucienne Kaboré