Aicha OUEDRAOGO / ZAMPALEGRE : Administrateur Parlementaire

Aicha OUEDRAOGO / ZAMPALEGRE  : Administrateur Parlementaire

La célébration de la Journée internationale des droits de la femme a été marquée au Burkina Faso par un grand changement de mentalités. Pour l’année 2026, en lieu et place des réjouissances populaires dans les quartiers, des courses cyclistes et des rivalités pour le port de l’uniforme du 8 mars, le gouvernement à travers le Ministère de l’Action Humanitaire a privilégié la réflexion et les échanges.

Dans un élan patriotique et de solidarité à l’endroit surtout de la femme rurale qui souffre doublement des pesanteurs socio culturelles, le gouvernement burkinabè sous l’égide du Capitaine Ibrahim TRAORE a aménagé dans plusieurs régions du pays des hectares de terres pour aider à l’autonomisations des femmes rurales.



L’acte est innovant et rassurant. Et qui de mieux qu’une femme, en l’occurrence Madame Aïcha OUEDRAOGO / ZAMPALEGRE,  membre de différentes associations engagées dans la promotion des droits de la femme et des droits de l’enfant pour apprécier ces grandes mesures prises par le gouvernement en faveur de la femme burkinabè.

Dans cet entretien, Aïcha OUEDRAOGO / ZAMPALEGRE qui nous a reçu le 7 mars 2026 revient sur le contexte de la célébration de la journée du 08 mars, son histoire, les acquis des luttes des femmes burkinabè, le combat actuel de la femme burkinabè pour  son autonomisation financière et bien entendu, le geste fort-appréciable du gouvernement à travers l’aménagement des superficies de terres au profit des femmes rurales.

Masi avant de continuer, lisons le portrait de notre invitée :

Aïcha OUEDRAOGO / ZAMPALEGRE à propos du 08 mars

Aïcha OUEDRAOGO / ZAMPALEGRE (AOZ) : Je suis Aïcha OUEDRAOGO / ZAMPALEGRE, Juriste de formation, titulaire d’un Master de recherche en Droit international et droits de l’Homme de l’Institut Supérieur de Droit international et des droits de l’Homme (ISDIH), d’un Master professionnel en protection et droits de l’enfant de l’Institut Universitaire de Formation Initiale et Continue (IUFIC). Je suis également titulaire du diplôme d’Administrateur parlementaire, obtenu à l’École Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM). C’est en qualité d’Administrateur parlementaire que j’apporte mon expertise technique et juridique et analytique à la mise en œuvre de la mission régalienne du parlement actuellement Assemblée Législative de Transition (ALT). Notre mission est de contribuer du parlement.

Lire aussi :  les propositions étonnantes de notre invitée spéciale 8 mars.

Je suis parallèlement à mes fonctions, membre de différentes associations engagées dans la promotion des droits de la femme, la protection des droits de l’enfant et la cohésion sociale.

Je contribue également à la vulgarisation du droit auprès du grand public en animant une chronique juridique sur un média en ligne où j’aborde des questions liées au droits humains, à la justice et aux enjeux juridiques de la société.

ArtBF :  Vous parlez tantôt d’administrateur parlementaire. Qu’est-ce c’est ?

Aïcha OUEDRAOGO / ZAMPALEGRE (AOZ) : L’administrateur parlementaire est un corps de métier ouvert aux juristes, aux économistes, aux philosophes, aux sociologues…. Cadre de l’administration parlementaire, il est polyvalent. Spécialisé à la base pour le suivi des travaux (l’examen et la préparation du vote des projets et proposition de loi, l’organisation des missions de contrôle de l’action gouvernementale) dans les commissions générales, au nombre de cinq dans la législature en cours (COMFIB, CAGIDH, CDD, CAEDS et CGSASH), l’Administrateur parlementaire est outillé pour intervenir dans les différentes sphères de l’administration parlementaire selon ses compétences.

ArtistesBF

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