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Cinquantenaire du Fespaco : Ardiouma SOMA se rappelle de la fermeture d’Air Afrique”

Dans le cadre de notre rubrique sous l’arbre à palabre du Fespaco, nous rencontrons pour vous un homme de terrain, qui a soufflé le chaud et le froid et qui est dans le secret des murs du Fespaco depuis bientôt une trentaine d’années.  Initialement destiné à la Télévision, c’est accidentellement que ce journaliste de profession s’est retrouvé au FESPACO en 1988. Pour avoir été longtemps Directeur Général du Cinéma et de l’audiovisuel, Directeur Artistique du FESPACO et aux commandes de la délégation générale du Fespaco depuis décembre 2014, Ardiouma Soma est véritablement l’homme au bon endroit et à la bonne carrure que nous avons déniché pour nous entretenir sur le cinquantenaire du Festival. Mais avant, il dresse un tableau reluisant des conférences internationales tenues à Paris, à Bruxelles et à Ouagadougou.

Ardiouma SOMA : DG du Fespaco

Les tournées européennes, un bilan satisfaisant

Ardioua SOMA (A.S) : La communication a commencé depuis très longtemps. L’atelier international que nous avons organisé  du 30 novembre au 02 décembre 2017 marquait déjà le début des préparatifs et de la campagne de communication autour du cinquantenaire du fespaco. Cet atelier a connu la présence des professionnels du cinéma venus des cinq régions de l’Afrique, de la Diaspora, des partenaires qui étaient là, des critiques du cinéma. Il nous a permis de poser les jalons pour l’organisation du cinquantenaire du FESPACO. Ce travail de communication s’est poursuivi dès le début de l’année 2018 par un appel lancé aux cinéastes pour leur demander de faire des propositions de films. Ensuite, il y a eu des appels aussi pour que toutes les personnes qui avaient des idées puissent contribuer à accompagner le FESPACO pour présenter un visuel de qualité qui porte la communication autour du cinquantenaire. C’est un processus qui a commencé depuis très longtemps et il était normal qu’après avoir lancé la communication le 20 septembre 2018 à Ouagadougou, une campagne au cours de laquelle le visuel et les grands points des activités du FESPACO 2019 ont été dévoilés, il était normal qu’à un mois et demi, on puisse aussi faire le tour en Europe. En effet, c’est entre Paris et Bruxelles que se trouve une forte concentration des professionnels du cinéma et de l’audio-visuel du continent africain et de la diaspora.

“C’est aussi dans ces deux capitales que se trouvent les partenaires au développement”

C’est aussi dans ces deux capitales que se trouvent les partenaires au développement qui accompagnent la culture, les opérateurs culturels, les cinéastes parce que nous savons qu’une bonne partie des films réalisés en Afrique et par la diaspora africaine bénéficient de financements importants qui viennent de ces deux pays. Egalement, il y a une forte concentration des artistes toutes filières confondues dans ces deux capitales. C’était normal que pour la grande fête des cinémas panafricains, on fasse le tour de ces deux villes pour aller à la rencontre des professionnels et des partenaires, afin de présenter l’étape de l’organisation et solliciter les différents appuis dans la poursuite de d’organisation du FESPACO.

Ardiouma SOMA et un personnel de l’Ambassade du Burkina à Paris en fin de conférence du Fespaco dans la salle XI de l’UNESCO. Janvier 2019

Donc, je dois dire que le bilan est satisfaisant parce qu’à Paris, le lieu symbolique qui a été choisi pour la conférence de presse, le siège de l’UNESCO, a été bien accueilli.  La salle a été véritablement remplie et le public qui n’a pas eu accès à la salle a patiemment attendu hors de la salle pour qu’à la fin de la conférence, nous puissions discuter.  Satisfaisant aussi avec un bon accueil des professionnels qui ont véritablement félicité l’équipe du FESPACO pour la sélection des longs métrages qui a été présentée à cette occasion. Enfin, les partenaires ont renouvelé leur adhésion à accompagner le FESPACO en tant qu’espace qui fait la promotion du dialogue interculturel et de la paix. Et en ces moments assez difficiles sur le plan sécuritaire, le FESPACO  est vu comme un espace qui peut permettre de construire un rempart face à ces difficultés parce que le FESPACO , est un lieu d’échanges, de dialogue, où on apprend à mieux se connaître et quand on se connait mieux, on communique, on parle, on peut apaiser beaucoup de difficultés.

Le DG du Fespaco (ext. Droite)  dans les locaux d’Africalia (Brusselles), Janvier 2019 à Brusselles.

“Il faut saluer le travail de nos pionniers en 1969 qui a abouti à l’institutionnalisation du FESPACO en 1972”.

Je ne situe pas ma présence et mon implication dans l’organisation du festival à partir du moment où j’ai été nommé Délégué Général. Je suis organisateur du FESPACO depuis 1988. Cela fait bientôt 31 ans que j’organise le festival. Avant d’être Délégué Général, j’ai toujours travaillé  au poste de délégué artistique, la cheville ouvrière pour le cœur de cible du festival qui constitue la sélection et la programmation des films. Depuis trente-un (31) ans, j’apporte ma modeste contribution pour une meilleure organisation tous les deux ans de la biennale des cinémas d’Afrique et de la diaspora. Aujourd’hui, on prépare les cinquante ans du FESPACO et si on a réussi à tenir ce pari là pendant cinquante ans, c’est grâce à un ensemble d’appuis et d’apports. Il faut saluer nos pionniers qui ont eu cette initiative en 1969 qui a abouti à l’institutionnalisation du FESPACO en 1972. Il faut les saluer pour ce courage et pour cette belle idée qu’ils ont eus de faire en sorte que les films des cinéastes africains soient vus par le public africain. Le FESPACO  est né sous cette base il a pu être pérennisé jusqu’à nos jours parce que dès 1969, les autorités burkinabé ont adhéré. Au regard de l’engouement, elles (les autorités) ont décidé en 1972 d’institutionnaliser ce festival. Depuis, tous les gouvernements qui se sont succédés au Burkina ont démontré leur engagement et leur appui permanent à ce festival.

“Il faut saluer le travail de nos pionniers en 1969”. Sur cette images, une des pionnières du festival (Alimata SALAMBERE) à la conférence du Fespaco à Paris, Janvier 2019

Je ne saurai pas vous dire comment je me suis battu. Quand je me lève le matin, je sors de chez moi,  je viens au travail. Il m’a été confié une mission, je me bats pour atteindre des résultats par rapport à la mission qui m’a été confiée. Le FESPACO, c’est ma vie, c’est ici que j’ai travaillé depuis que j’ai fini mes études. Même quand j’ai été nommé au niveau du Ministère de la Culture comme Directeur Général du Cinéma et de l’audiovisuel, je suis resté Directeur Artistique du FESPACO. Pendant trois ans, j’ai travaillé à deux postes avec un seul salaire. C’est une passion, c’est un engagement. Ce sont les autres qui peuvent apprécier ce parcours. Je n’ai pas la prétention d’apprécier quoi que ce soit.

C’est accidentellement que je suis arrivé au FESPACO

Quand je rentrais des études en 1985, je n’avais pas dans mon programme une prétention particulière de travailler au FESPACO. Je suis passé par l’INAFEC (Institut Africain  de l’Education Cinématographique de l’Université de Ouagadougou). Je connaissais bien le FESPACO. Je connaissais Madame Alimata SALEMBERE qui était Secrétaire Générale du FESPACO. On a eu à fréquenter le FESPACO dans le cadre des différents travaux d’Université. Par contre à l’INAFEC, j’ai choisi de faire la branche journalisme en troisième année. Mon ambition était de travailler à la Télévision nationale et quand je suis allé en France pour poursuivre mes études, mes travaux universitaires ont été orientés vers les programmes de télévision. J’avais déjà même commencé mon stage à la télévision nationale au Burkina. C’est en cherchant du boulot que j’ai passé un concours de la fonction publique et j’ai été recruté comme journaliste et mis à la disposition du Secrétariat d’Etat chargé de la Culture à l’époque. C’est ainsi qu’en 1988, j’ai été affecté au FESPACO. Pour moi, c’était juste pour déposer momentanément mes bagages au FESPACO, le temps de refaire une demande pour retourner à la télé. Son excellence Philippe SAWADOGO qui dirigeait à l’époque le FESPACO m’a dit qu’il sait que je faisais mon stage au niveau de la télévision et que j’ai envie de repartir à la télévision. Il m’a donc demandé de faire quelques mois, le temps de faire une édition avant de décider de partir ou de rester. Et depuis lors, je suis resté au FESPACO et cela fait 31 ans. Voilà comment je suis arrivé au FESPACO.

“Le jour de l’ouverture du FESPACO, “Air Afrique” a abandonné tous nos cinéastes et leurs films sur le tarmac de l’aéroport de Paris”.

C’est l’immense SEMBENE Ousmane qui fait partie des pionniers, des créateurs, des fondateurs du FESPACO. SEMBENE en tant que créateur du FESPACO n’a manqué aucune édition du FESPACO sauf l’année de son décès. Il était le gardien du FESPACO.

Après les pionniers (SEMBENE Ousmane), il y’a eu la vague des Souleymane CISSE à partir des années 1970 et à partir de 1980, c’est la vague des Gaston KABORE et des Fadiga Kramo Lanciné. Et c’est à ce moment-là que je suis arrivé. J’ai vu passer toutes les autres générations de cinéastes. C’est difficile pour moi de dire quel cinéaste m’a marqué particulièrement mais c’est sûr qu’il y a des anecdotes comme ça qui existent. J’ai vu arriver Moussa TOURE du Sénégal avec son premier court métrage “Baram” qui était en 16 mm. A l’époque, il n’était pas sélectionné mais il est arrivé avec son film sous le bras et on lui a dit que c’est moi qui pouvais m’occuper de lui pour que son film soit vu. Donc il m’a trouvé dans un petit bureau à la cinémathèque qui était à Sidwaya. Il m’a dit “Boy, on m’a dit que c’est toi qui peut arranger mon affaire, donc je ne te quitte plus jusqu’à ce que tu règles”. Il y a d’autres anecdotes comme celle d’Abderrahmane SISSAKO qui a pris le taxi brousse et qui est arrivé tout poussiéreux de Bamako avec son film d’école. On a réussi à insérer son film dans la programmation.

Il y a eu des moments assez difficiles aussi. On se rappelle de la période de la fin de la compagnie “Air Afrique” qui était pratiquement le transporteur officiel du FESPACO. Je me rappelle qu’au FESPACO 2001, la compagnie “Air Afrique” était pratiquement en train de fermer ses portes. Le jour de l’ouverture du FESPACO, “Air Afrique” a abandonné tous nos cinéastes qui venaient de Paris avec leurs films sur le tarmac de l’aéroport de Paris. Donc pas de cinéastes, pas de films ! Malgré cette difficulté, on a quand même réussi à faire l’ouverture du FESPACO. Et j’avoue que la magie du FESPACO a fonctionné parce que pour les cinéastes africains, le FESPACO, c’est leur maison, leur village, leur domicile. Ils se sont battus par tous les moyens pour arriver par d’autres compagnies aériennes, souvent en taxis-brousse. Déjà, au deuxième jour du festival, on a commencé à recevoir les films. Puis au troisième et quatrième jour, le FESPACO s’est rétabli.

La pérennité du festival, c’est à la fois les politiques, les gouvernants et les cinéastes eux-mêmes qui ont adopté ce festival et qui se battent pour qu’il continue à exister. C’est aussi la presse et de façon générale, les cinéphiles et les partenaires qui l’accompagnent depuis quelques décennies.

Le Fespaco, c’est aussi 50 ans chargé d’histoires des cinémas panafricains et de la diaspora”

Quand je parle des cinquante ans du FESPACO, je parle de cinquante ans d’histoires des cinémas panafricains et de la diaspora parce que le FESPACO a commencé autour des années 1969 et les premiers films des réalisateurs africains se situent autour du début des années 1960. Le FESPACO et les cinémas africains ont à peu près le même parcours et la même histoire. Les cinquante ans ont été marqués par les différentes générations de cinéastes africains. Les cinquante ans ont été marqués également par l’évolution même des films d’Afrique en termes artistique et en termes technique. Quand j’arrivais au FESPACO, la sélection était simple. On prenait un ou deux films maximum par pays. Il y a des pays qui n’avaient pas de films du tout. Donc tous les films étaient pratiquement pris, il n’y avait pas de sélection. L’essentiel, c’était de montrer qu’il existe des cinémas d’Afrique, des films produits par des africains. Petit à petit, avec les colloques qui ont été organisés et la FEPACI (Fédération Panafricaine des Cinéastes) qui a fini par s’installer à Ouagadougou, il y a eu tout un ensemble de travail, de discussions, de recommandations, de résolutions pour la construction d’une industrie du cinéma et de l’audiovisuel sur le continent africain. La plupart des thèmes, des assemblées générales, des tables rondes, des colloques de la FEPACI qui se sont organisés à Ouagadougou durant tout le parcours des cinquante ans montrent le combat qui a été mené dans l’évolution de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique. Sans véritablement mener une étude, on peut se rendre compte que le FESPACO a été et est encore déterminant dans l’évolution de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique. Le FESPACO se passe une fois tous les deux ans. L’année “n-1”,  il y a des efforts qui sont faits dans la plupart des pays pour que leur pays ait des films pendant le FESPACO. Tout cela est un moteur qui permet à l’industrie d’avancer et quelque part, les résolutions et les recommandations prises au cours du FESPACO ont facilité la naissance d’environnements favorables pour l’industrie du cinéma dans beaucoup de pays africains. Donc, le FESPACO qui est le baromètre des cinémas d’Afrique et de la Diaspora permet aussi de booster cette filière dans la plupart des pays.

“L’Afrique a été filmée dès le début du cinéma en 1895, sans qu’on n’ait donné la parole à nos ancêtres, ni à nos aînés, ni à nos pères”

Le thème du FESPACO 2019 est un résumé des thèmes traités pendant les éditions passées du FESPACO. Toutes les questions de la production à la distribution en passant par la formation , ont été traitées. Aujourd’hui pour le cinquantenaire, nous disons “Mémoire et avenir des cinémas panafricains parce que les cinémas africains existent depuis la naissance du cinéma. Je le dis en tant qu’aussi directeur d’archives de films. L’Afrique a été filmée dès le début du cinéma en 1895; elle a été filmée pendant des décennies avant que les Africains ne se mettent derrière la caméra. Comme le disait Sembène Ousmane, “ces images ont été filmées en Afrique sans qu’on n’ait donné la parole à nos ancêtres, ni à nos aînés ni à nos pères. Mais nous ne devons pas avoir honte de ce patrimoine : bien au contraire, nous devons nous en approprier et l’utiliser pour établir une mémoire collective du continent”. C’est pourquoi nous parlons de Mémoires. Mais pendant ce temps, les africains se sont aussi emparés de l’outil à partir des années 1950. Pour encore citer Sembène, ” on ne doit pas avoir honte d’utiliser la technologie parce que d’autres l’ont inventée, Non ! “. Nous devons saisir la technologie où qu’elle se trouve pour la mettre au service du continent Africain. Depuis donc 1955, les africains produisent beaucoup de films. Il est important aujourd’hui que la jeunesse qui a facilement accès aux outils comprenne qu’il y a beaucoup d’œuvres qui existent et il faut les rechercher, les conserver dans de meilleures conditions et surtout les valoriser pour notre mémoire collective. C’est pourquoi à l’occasion du cinquantenaire, nous disons de regarder dans le rétroviseur, un regard actif pour valoriser ce que nos aînés ont fait.  Pour ce qui est maintenant de l’avenir, il s’agit de voir comment se positionner dans ce nouvel environnement.  Etant donné qu’aujourd’hui, nous disons que le cinéma et l’audiovisuel peuvent efficacement contribuer au développement de nos pays parce que nos aînés ont su faire du cinéma, une arme de combat pour la libération des peuples et pour la promotion des identités. Certes que ce combat est toujours d’actualité, mais il faut que nous mettions l’accent sur les aspects économiques du cinéma et de l’audiovisuel. C’est à dire, Comment faire en sorte que cette filière serve au développement de nos pays ? C’est cet aspect qui nous questionne aujourd’hui au moment où tous les regards sont tournés vers le continent africain. C’est dans ce continent que se trouvent les consommateurs et les publics pour les contenus audiovisuels. Comme vous le savez, les africains dépensent pour consommer la culture et les contenus audiovisuels et pour ce faire, les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel du continent africain doivent jouer leur partition dans cette nouvelle industrie.

Les nouvelles orientations au FESPACO

Le FESPACO est déjà dans une nouvelle orientation. Nous avons aussi décidé à partir de cette année de mettre en œuvre déjà les recommandations issues de l’atelier de 2017 parce que vous aurez constaté que depuis quelques éditions, le FESPACO met l’accent sur le marché international du cinéma et de l’audiovisuel qui, de par le passé était une simple bibliothèque à sa création. De plus en plus nous avons développé un espace d’exposition ouvert aux partenaires, aux entreprises, aux distributeurs, aux diffuseurs … etc. Nous comptons d’ailleurs aller plus loin en 2019 pour créer des espaces de discussion et de développement au niveau du MICA.  Pour  cette 26ème édition, il y aura ce que nous avons appelé les conférences thématiques ou “petits déjeuner du MICA”. Bref… nous voulons faire en sorte que le FESPACO développe davantage un “espace industrie” et marchand où des hommes et des femmes d’affaires peuvent rencontrer des porteurs de projets et des créateurs pour faire en sorte que les œuvres des créateurs africains puissent s’insérer dans une dynamique économique. Voilà déjà une première orientation du festival ; c’est-à-dire, la dimension économique du cinéma qui doit se refléter dans l’organisation du FESPACO.

Ensuite au niveau artistique, pour la sélection des films qui sont présentés aux différentes éditions, vous constaterez qu’à cette 26ème édition, il y a un accent particulier qui est mis sur le documentaire de création. Avant, les documentaires étaient faits à partir des reportages. Aujourd’hui, les créateurs ont compris qu’ils doivent s’impliquer sur des questions liées au développement de nos différents pays.

Le FESPACO se doit de donner une visibilité à cette nouvelle dimension de notre cinématographie parce que ce sont des produits facilement vendables et qui rentrent dans les différents circuits de diffusion.

Nous avons aussi décidé de mieux organiser la section réservée aux séries en ce sens qu’aujourd’hui, dans la plupart des pays africains, c’est le genre de la série qui permet à une industrie parfois embryonnaire, de pouvoir tourner et alimenter les multiples écrans qui commencent à exister. Nous allons également encourager la création de contenus audio-visuels dont la web série facilement diffusable sur les smartphones ; c’est un nouveau marché qu’il faut conquérir. Le FESPACO, dans sa nouvelle orientation encouragera toutes ces nouvelles opportunités.

Quel est votre dernier mot?

Le FESPACO dans ses nouvelles orientations fera beaucoup de place à la jeunesse. La section réservée aux écoles continue à se renforcer et le FESPACO va de plus en plus s’ouvrir au secteur privé parce que nous sommes de plus en plus dans une dynamique d’entreprenariat culturel, de renforcement de la dimension économique du cinéma et de l’audio-visuel. Vous constaterez que certains volets de l’organisation du festival sont directement pris en en charge par le secteur privé. Nous voulons faire en sorte que le privé continue de jouer sa partition dans l’organisation du FESPACO et c’est cela qui va renforcer la dimension économique du FESPACO.

Propos recueillis par ArtistesBF

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