Le restaurant YELBA, dans le cadre de ses soirées littéraires a reçu l’écrivain et chercheur le Dr. Lassina SIMPORE. Auteur de plusieurs publications, le Dr. Lassina SIMPORE est passé au tamis de Koba DAO pour expliquer aux lecteurs certains aspects de son œuvre intitulée “ÉLÉMENTS D’HISTOIRE D’UNE CAPITALE DE ROYAUME”. La soirée s’est déroulée le 30 mai 2025 au restaurant YELBA en présence de chercheurs et de nombreux étudiants de l’Université Joseph KI-ZERBO.
C’est la 4ème soirée littéraire en 2025 qui vient de s’achever ce 30 mai au restaurant YELBA avec à la modération, l’infatigable Koba DAO, agissant à la fois en maître de cérémonie et présentateur de l’œuvre. Le public ce 30 mai 2025, à travers une soirée acoustique avec en fond sonore de la musique intime et berçante d’une Kora n’a pas senti le temps passer.
C’est dans cet espace chaleureux, faiblement éclairé par une lumière tamisée que la voix du modérateur se fit entendre invitant l’auteur du jour Dr. Lassina SIMPORE à prendre place au présidium. Et c’est à ce moment précis que la fameuse KORA fait beaucoup sentir sa présence en montant « d’un cran » la sonorité sous les applaudissements du public pour accompagner l’auteur jusqu’à ce qu’il s’installe au présidium. A cette 4ème soirée littéraire, le Docteur Lassina SIMPORE est interpellé pour expliquer au public les origines de Ouagadougou.

Interpellé d’abord sur la citation de Joseph KI-ZERBO introduite à la page 11 du livre, l’auteur parle de deux chocs qu’il aurait reçus. Le premier est relatif à son premier poste d’enseignant au lycée de KANKALABA où était indiquée sur le programme d’enseignement la mention “FACULTATIF” pour ce qui concerne l’histoire, la matière principale.

Le deuxième choc est le fait de l’absence de politique de vulgarisation et de publication des écrits des enseignants d’université qui moisissent dans les tiroirs ou dans les laboratoires sans pouvoir être édités. “J’ai fait ce pari d’écrire et de vulgariser l’histoire tel que le demandait Joseph KI-ZERBO”, s’est justifié Lassina SIMPORE

“ÉLÉMENTS D’HISTOIRE D’UNE CAPITALE DE ROYAUME” met à nu les ethnonymes, les toponymes et les hydronymes qui sont autant d’éléments mal transcrits par l’administration coloniales et gênants pour cet écrivain- historien et conservateur de patrimoine qu’est le Docteur Lassina SIMPORE. Mais selon cet auteur, c’est aussi cette mauvaise orthographie de la langue Mooré qui justifie la naissance de son œuvre.
“C’est un livre pour découvrir les origines de la ville de Ouagadougou. Dans ce livre, je présente les éléments de géographie d’avant, comment la ville était avant et comment elle est aujourd’hui au plan géographie. Ensuite, je fais l’histoire du peuplement. Quelles sont les populations les plus anciennement installées, les populations qui sont venues d’ailleurs et quels sont les différents quartiers que chaque population occupe dans la ville de Ouagadougou”, explique Dr Lassina SIMPORE.
La présence des chercheurs et de nombreux étudiants a apporté une touche particulière à la soirée notamment, dans la phase questions réponses. Ainsi, la richesse des débats a permis à chacun de repartir bien éclairé sur l’œuvre , “ÉLÉMENTS D’HISTOIRE D’UNE CAPITALE DE ROYAUME” de Lassina SIMPORE.
Zénabou ZONGO étudiante Master-2 en archéologie et histoire de l’art à l’Université Joseph KI-ZERBO se dit comblée à moitié avant de s’aviser qu’il appartient à la jeune génération des étudiants en archéologie de poursuivre l’œuvre du Dr Lassina SIMPORE. Du reste, elle dit repartir de la soirée bien marquée par certains aspects évoqués dans le livre.

“J’ai été marquée par la manière d’écrire et de prononcer les noms. Et en tant que femme, c’est l’implication des femmes dans l’histoire de ce royaume mossi qui m’a marquée également”, soutient Zénabou ZONGO.
Pour Boureima ZERBO, Enseignant Chercheur à l’Université Thomas SANKARA , “ÉLÉMENTS D’HISTOIRE D’UNE CAPITALE DE ROYAUME” de Lassina SIMPORE permettra à chaque lecteur au delà des légendes et de tout ce qui se dit sur l’histoire de Ouagadougou, de se situer désormais par rapport à un écrit.

Boureima ZERBO pendant la phase questions -réponses © Artistesbf
“L’œuvre permet de savoir qu’on a des difficultés parfois pour uniformiser les éléments d’histoire qui prennent en compte l’histoire de tout le pays étant donné que Ouagadougou est devenue la capitale du Burkina Faso, cela veut dire qu’elle devient impersonnelle, et donc qu’elle n’appartient pas spécifiquement à une ethnie”, s’est-il réjouit au sortir de la soirée.
Se tenant chaque fin de mois, ces soirées littéraires et acoustiques bercées par des mélodies envoûtantes d’une kora sont devenues depuis un certain temps, de véritables espaces de partage, de détente et d’évasion au restaurant YELBA. Koba DAO qui a toujours été là pour modérer et servir d’intermédiaire entre le public et les auteurs se dit également satisfait.

“A toutes les occasions, c’était un public chaleureux qui échangeait avec un auteur. Toutes ces occasions ont été des moments favorables pour la promotion des auteurs et de leurs œuvres”, a déclaré KOBA DAO, auteur également de plusieurs livres. Une séance de dédicace a mis fin à la soirée. Le livre qui fait 189 pages est édité à la librairie MERCURY. Il coûte 5 000 frs CFA.

Le prochain rendez-vous du YELBA sera pour le 30 juin 2025 avec l’écrivain Maxime ELIE TIRAOGO, promoteur du salon du livre africain de Koudougou. Il entretiendra le public sur les MAXIMES AFRICAINES et sur “LES PRÉNOMS AU BURKINA FASO”.
A bientôt donc au Restaurant YELBA !
Gwladys RoseMonde (GRM)
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