Accueil / A la Une / Burkina Faso : Quelle solution contre le terrorisme ?

Burkina Faso : Quelle solution contre le terrorisme ?

Dans le cadre de la commémoration du 32 ème anniversaire de l’assassinat du Président Thomas SANKARA, plusieurs panels se sont tenus dans la capitale burkinabè. Objectif, éclairer la jeunesse sur ce qui s’est véritablement passé pendant la révolution et qui a abouti à sa liquidation le 15 octobre 1987.

Au siège du CFOB comme au Conseil Burkinabè des chargeurs, la jeune génération a pu s’imprégner à travers témoignages et récits d’anciens compagnons du Président SANKARA des fondements de la révolution d’Août 83. Au moment où nous parlons d’insécurité et de mobilisation populaire pour lutter contre l’hydre islamique, Cyprien TIENDREBEOGO revient sur le modèle des Comités de Défense de la Révolution (CDR). Voici son témoignage :

Lire aussi : Terrorisme au Burkina Faso, Pierre Ouédraogo plaide pour la résistance populaire

“J’étais venu à Ouaga pour une des réunions des hauts-commissaires. Et je n’ai pas eu le temps d’aller me déclarer à la permanence du Bureau CDR du quartier Norghin. Dans la nuit donc vers Minuit, des gens sont venus frapper à la porte de la maison où je passais la nuit, c’était chez mon ami. On s’est inquiété et on a demandé qui pouvait taper à notre porte à pareille heure. On entendit dire de l’extérieur : ” c’est la patrouille CDR !. Nous savons qu’il y a un haut-commissaire ici. Nous étions obligés d’ouvrir la porte.  Je me suis présenté et je me suis excusé.

Les acquis de la révolution
Cyprien NANEMA pendant son témoignage

Je voulais par cet exemple dire qu’en ce temps d’insécurité où nous parlons de renseignements, vigilance, la révolution d’août avait mis en place un système de renseignement très efficace. Ce système était de telle sorte qu’on était informé de qui venait dans le secteur, dans le village ou dans la ville. Il n’était pas possible que vous passiez inaperçu 1h ou 2 heures de temps sans que les autochtones ne vous signalent ou ne vous suivent !

Ce que je voulais ajouter, c’est que le développement sous la révolution était planifié. La deuxième année de la révolution a été consacrée au programme populaire de développement (PPD). Du PPD, nous avons réalisé le plan quinquennal de développement qui se concevait de façon pyramidale, c’est-à-dire, un développement endogène défini de la base jusqu’au sommet. (Le village, la ville, la province et le gouvernement).

En 1987, nous étions au premier plan quinquennal et le CNR (Conseil National de la Révolution) réfléchissait déjà sur le second plan quinquennal.”

Propos recueillis pas Patrick COULIDIATY

Voir aussi

Deuil national: La gendarmerie fait taire la musique dans un bar à Solenzo

Ouagadougou, 9 nov. 2019 (AIB) – La gendarmerie de Solenzo, dans la province des Banwa, …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *