La présente réflexion est née à partir de l’image d’un produit burkinabè. Elle a pourtant circulé sur les réseaux sociaux et a peut-être passé apparemment inaperçue chez bon nombre d’internautes. Mais à notre niveau, elle a plutôt créé un déclic et a réveillé en nous un certain sentiment ou, disons plutôt, une fierté.
L’image qui nous a séduit et dont il est question dans notre réflexion met en exergue la beauté et la valeur d’un textile devenu aujourd’hui un symbole de souveraineté et d’identité culturelle de tout un pays. Voici son histoire :
Le FASO DAN FANI ET SON HISTOIRE
Il s’agit d’une étoffe qui, en se déroulant au fil du temps, s’est bonifiée. Au début des indépendances, elle était surtout portée par des personnes qu’on pourrait appeler, sans abuser, des prolétaires.

Mais c’est véritablement en 1983 que l’étoffe retrouvera toute sa plénitude avec le Conseil National de la Révolution (CNR) sous la Révolution Démocratique et Populaire (RDP).

Ainsi, dès 1984 et avec le Président Thomas SANKARA, le FASO DAN FANI prit une importance particulière dans les habitudes de consommation et dans la production locale. L’idée pour le CNR était entre autres de réduire la dépendance à l’égard des produits importés et d’encourager la production locale.
Plus qu’un vêtement, le Faso Dan Fani, sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré est aujourd’hui un symbole de souveraineté, de fierté et d’identité culturelle.
Il est offert aux présidents d’institution, aux lauréats pendant les compétitions et aux invités de marque. Récemment au siège de l’opérateur de diffusion chinois StarTimes Group, Gilbert Pedwendé OUEDRAOGO, lors de son séjour à Pékin le 22 août 2026, a offert à son hôte, le président-directeur général, Xinjing PANG, un habit traditionnel FASO DAN FANI.
DES ACTES VERTUEUX ET ITÉRATIFS RICHES EN ENSEIGNEMENTS
L’image qui a constitué notre déclic montre le ministre burkinabè en charge de la culture aidé par le DG de la RTB habillant leur hôte en Chine, le président-directeur général, Xinjing PANG. L’acte du ministre Pegwendé Ouédraogo n’est certes pas nouveau ni même isolé.

Il eut par le passé des gestes similaires, des dons de divers produits artisanaux burkinabè à diverses personnalités. C’est sûr !!! Mais ce qui est à saluer, ce sont ces actes vertueux et itératifs; car au-delà de ce geste suffisamment noble de Pékin ou d’ailleurs, le ministre en charge de la communication et de la culture participe ainsi à la promotion des produits locaux burkinabè. Ce sont des actes chargés de messages positifs. Mais c’est aussi une invite à tous les Burkinabè et à tous les échelons de la pyramide à s’engager dans la promotion des produits culturels burkinabè.
LA PROMOTION DE NOTRE SAVOIR-FAIRE A TOUS LES NIVEAUX
Qu’il s’agisse du FASO DAN FANI, du tissu KÔkÔ DONDA, du chapeau de SAPONÉ, des œuvres littéraires ou musicales, chaque Burkinabè doit pouvoir promouvoir de manière directe ou indirecte les produits locaux burkinabè à l’international.
Dans les ambassades, l’idée sera d’imaginer au-delà de la diplomatie des échantillons de produits décoratifs tels que des tableaux, des rideaux à forte texture Faso dan fani ou KÔkÔ DON DA

Enfin, pour la visibilité des produits locaux burkinabè à l’international, il serait souhaitable que les acteurs culturels (stylistes, bronziers, artistes peintres) se mettent davantage au travail afin que nos représentants (ministres, président d’institution et ambassadeurs) puissent disposer de produits de qualité dans leurs espaces respectifs. Le moment est là ! Et d’après Thierry MILLOGO, un éditeur Burkinabè, « Les opportunités sont partout ».
La promotion de nos talents tient aussi à ce prix tant il est vrai que “C’est notre attitude, bien plus que notre aptitude, qui déterminera notre altitude”
Bravo encore au ministre pour avoir permis cette visibilité à notre Faso Dan fani et pour avoir tracé également le sillon de la promotion !
Artistes.BF
Leave a comment















